Léon Bocquet a rédigé une chronique littéraire régionaliste sur les noms des sociétés récréatives de jeux des quartiers lillois. Son style, ample et imagé, mêle ironie, ethnographie et complicité avec le lecteur local. L’article ne porte pas tant sur les jeux eux-mêmes que sur l’identité collective, l’humour et la culture populaire du Nord, avec une tendresse et une autodérision sans condescendance.
Les noms des sociétés, très évocateurs, reflètent l’univers des jeux traditionnels du Nord (bouchon, galoche, cochonnet) et s’ancrent dans des quartiers emblématiques comme Fives, Saint-Maurice ou Wazemmes. Des appellations comme Bras-trop-courts, Casseux de Pipes, Sans-Toubac ou Chauds Moineaux illustrent un humour typiquement lillois, fait de second degré et de fausse autodépréciation.
En résumé, Bocquet capture l’esprit des quartiers lillois à travers le prisme des noms de sociétés récréatives, révélant une culture populaire riche et un art de vivre local.
L’Esprit lillois – Le Grand Echo du Nord du 21/08/1905 – Gallica.bnf.fr



